Ce moment où tout devient clair

CHAPITRE 7


J’ai eu une prise de conscience. Une de ces révélations simples mais puissantes, qui viennent sans prévenir. J’étais allée boire un verre avec une amie après le boulot. Elle est dans une période de sa vie où elle se cherche encore, où elle expérimente, où elle se construit.

Et en l’écoutant parler de sa vie, de ses doutes, de ses expériences, j’ai ressenti quelque chose d’assez inattendu :

Je n’envie pas sa vie.

Et ce n’est absolument pas un jugement. Au contraire. Je suis profondément admirative de son parcours, de son courage, de ce qu’elle vit et de ce qu’elle construit.

Je n’envie plus ces périodes d’incertitude, ces relations floues, ces débuts de vie où l’on avance sans trop savoir où l’on va.

Et en même temps, je ne me sens pas non plus en manque face à ceux qui sont déjà dans une autre étape, plus familiale, plus engagée autrement.

Je me suis rendu compte que je suis exactement là où je dois être.


28 ans. Une vie simple, mais choisie.

J’ai trouvé l’amour de ma vie. Un homme avec qui je n’ai pas besoin de jouer un rôle, de surjouer, de m’adapter sans cesse. Un partenaire avec qui je peux être moi, complètement.

J’ai un chez-moi, une stabilité, une routine qui me fait du bien. Un job stable, pas le plus passionnant du monde, mais qui me permet d’avoir du temps, de l’espace mental, pour moi, pour mes projets créatifs, pour mon couple, pour mes proches.

Et surtout… je me sens profondément alignée.


Pendant longtemps, j’ai été tiraillée.

Entre les plus jeunes qui explorent encore, et les plus âgés qui sont déjà dans des caps très familiaux. Entre mes collègues de la cinquantaine et mes amis de la vingtaine, je me sentais en plein entre-deux.

Et en fait… je réalise que je n’ai pas envie d’être ailleurs.

Je suis bien dans ma propre vie, dans ce que j’ai construit, dans ce que j’ai choisi, dans ce que je continue de nourrir chaque jour.

Et pourtant, ces dernières semaines, je doutais. Beaucoup. Je me sentais instable, triste, fatiguée. Je cherchais des réponses en moi, autour de moi, dans mes choix, dans mes projets, dans mon couple… Mais là, d’un coup, j’ai pris un peu de hauteur. Et je me suis dit :

« Mais en fait… j’aime ma vie. Je l’aime vraiment. »


Et ce que j’ai trouvé magnifique dans ce moment-là, c’est que j’ai voulu me comparer. J’ai volontairement transposé les vies des autres sur la mienne, comme un petit test. Et au lieu de ressentir de la frustration ou de l’envie… j’ai ressenti de la gratitude. De la joie. Du calme.

Parce qu’en fait, ma vie me correspond. Elle est moi.


Je crois que c’est ça, le véritable alignement :

être bien dans sa peau, dans sa réalité, dans ses choix.

Même si ce n’est pas parfait. Même si ce n’est pas toujours évident. Même si parfois, on doute encore.

Mes choix, mes épreuves, ont mis du temps à être intégrés, mais je crois que je touche à une paix intérieure, à un alignement que j’ai longtemps recherché, et qui était finalement juste là : dans l’expérience, dans le processus.

Comme quoi, tout finit par s’aligner.


Alors j’ai envie de dire à celles et ceux qui liront ces lignes :

parfois, notre vie peut sembler terne, banale, décalée par rapport à celle des autres. Mais prenez un instant. Respirez. Observez. Ressentez.

Et demandez-vous :

Est-ce que je ne serais pas, finalement, exactement là où je dois être ?

Parce qu’au fond, si quelque chose ne résonne plus, si un désalignement profond existe, le simple fait de le sentir ouvre déjà la voie à un rééquilibrage.

Mais sinon… peut-être que vous êtes déjà là où il faut. Peut-être que votre vie, même dans ses silences et ses imperfections, est belle. Juste comme elle est.


Et au fond, je crois que c’est simplement ça :

j’aime la vie que je mène. Et aujourd’hui, ça me suffit.

Et purée qu’est-ce que ça fait du bien de s’en rendre compte !


Et toi, est-ce que tu vis, en ce moment, un moment où tout devient clair ?


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À celle que je deviens